Le protocole et la communication du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sont au cœur des préoccupations d’une frange de la société civile sénégalaise, qui appelle le chef de l’État à plus de rigueur dans la gestion de son image publique.
L’interpellation est venue de Mbaye Cherif, alias Beug Fallou, qui, en tant que citoyen, a exprimé son « ferme déplorement » concernant certaines images du chef de l’État qui auraient été « divulguées par [son] entourage ». Ce type de diffusion, souvent perçu comme une légèreté ou un manque de professionnalisme au plus haut niveau de l’État, alimente le débat sur la nécessaire distinction entre l’homme privé et le Président.
La nécessité d’un « assainissement » de l’entourage
L’appel à l' »assainissement de l’entourage » du Président Faye résonne avec une demande plus large de discipline et de discrétion autour de la fonction présidentielle. Dans un pays où la charge symbolique du chef de l’État est immense, le protocole n’est pas qu’une question de forme ; il est le garant du respect dû aux institutions.
« Monsieur le Président, prenez vos responsabilités pour assainir votre entourage, » a déclaré M. Cherif, soulignant l’urgence de préserver la dignité de la fonction. L’impact des réseaux sociaux et la rapidité de la diffusion de l’information exigent des collaborateurs du Président une vigilance accrue quant à ce qui est rendu public.
La « lenteur des démarrages de discours » pointée du doigt
Au-delà de la question de l’image, le citoyen Mbaye Cherif a également soulevé un point concernant la prise de parole du Président. Il déplore la « lenteur de vos démarrages de discours », une critique qui touche à la perception de la fermeté et de l’autorité présidentielle.
Pour appuyer son propos, il a cité un proverbe wolof éloquent : « Ndiit Kénn douko Dar Dangakay Darlé » (On ne coiffe pas le leader, on le pare). Ce dicton signifie, en substance, que l’autorité et le respect d’un leader ne se décrètent pas, mais doivent être affirmés par sa stature, sa prestance et la clarté de son action.
Le message est clair : la rapidité et la concision dans la prise de décision et l’expression publique sont des marqueurs essentiels d’un leadership fort. L’attente est grande pour ce jeune président, élu sur la promesse d’une rupture, et chaque détail, de l’entourage aux allocutions, est scruté par les Sénégalais. L’efficacité du protocole et de la communication de la Présidence sera un indicateur clé de la maîtrise et de la sérénité du pouvoir.
Mbaye Cherif Beug Fallou

