Antigone s’est exprimée avec fermeté sur le discours prononcé par le Président Bassirou Diomaye Faye lors du sommet des Nations Unies, qu’elle considère comme un véritable sabotage. Selon elle, le Sénégal n’avait pas besoin de cette mise en scène discursive pour faire entendre sa voix au concert des nations.
“Le Sénégal a toujours eu des positions claires, constantes et courageuses sur toutes les questions débattues à l’ONU. Nos anciens présidents ont su, sans lire ni réciter un texte, porter avec dignité la voix de la Nation sénégalaise. Le Président n’avait pas besoin d’un discours écrit pour dire ce que tout Sénégalais sait déjà : notre pays défend la paix, la souveraineté des peuples et la solidarité internationale”, martèle Antigone.
Elle regrette que le Chef de l’État n’ait pas choisi l’improvisation, gage selon elle d’authenticité et de leadership, surtout dans une tribune où le Sénégal a toujours brillé par la clarté et la fermeté de ses prises de position.
“En quittant Dakar pour se rendre à New York, le Président savait ce qu’il devait dire. Ce moment exigeait une parole libre et assumée, non une récitation hésitante. C’est une erreur qui ternit l’image d’un pays qui, depuis Senghor jusqu’à Macky Sall, a toujours su parler fort et clair devant le monde entier.”
Pour Antigone, ce discours traduit un manque de préparation et de confiance, qui nuit à la stature du Sénégal sur la scène internationale. Elle appelle le Président à assumer pleinement sa fonction de porte-voix de la Nation, sans artifices ni calculs, afin que le Sénégal retrouve toute la force de sa voix diplomatique.
Enfin, l’activiste rappelle que la fonction présidentielle incarne toute la République du Sénégal. “Il n’y a pas de rang plus élevé. Un président ne doit pas céder à la panique, même dans un moment d’imprévu.”
Et de conclure : “Ce n’est pas seulement l’image d’un homme qui était en jeu à New York, mais celle de tout un peuple.

