Les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) de Thiès amorcent leur montée en puissance vers un modèle d’excellence décentralisé

Saly, Sénégal — Les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) de Thiès écrivent un nouveau chapitre de leur histoire. Réunis en atelier de validation textuelle, les acteurs académiques et institutionnels ont posé, ce week-end, les jalons de la troisième phase de ce projet d’excellence : la montée en puissance.

Placé sous la co-gouvernance du Professeur Mamadou Sidibé, directeur général de l’Enseignement supérieur, et du Professeur Magaye Diop, directeur des CPGE de Thiès, cet atelier marque un tournant décisif pour l’avenir de la formation d’ingénieurs au Sénégal.

​Un modèle d’excellence aux standards internationaux

Inaugurées avec l’ambition de doter le pays d’une élite scientifique de haut vol, les CPGE de Thiès ont rapidement fait leurs preuves. Selon le Professeur Magaye Diop, les trois premières promotions affichent un bilan éloquent, avec des taux de réussite dépassant les 90 % aux concours internationaux les plus sélectifs.

Une performance saluée par des experts internationaux mandatés pour évaluer le dispositif, confirmant sa conformité aux standards académiques mondiaux. Fort de ce succès, le projet entre aujourd’hui dans sa phase de consolidation et de passage à l’échelle supérieure.

​Les deux piliers de la montée en puissance

Pour soutenir cette expansion, l’atelier s’est focalisé sur deux conditionnalités majeures :

​Le cadre juridique et réglementaire : L’élaboration et la finalisation des textes régissant l’organisation, le fonctionnement des CPGE, ainsi que les statuts du personnel enseignant et administratif. Ce cadre légal offrira la sécurité institutionnelle nécessaire à la pérennisation du modèle.

​L’infrastructure et l’extension des capacités : Un appel pressant a été lancé aux autorités pour la livraison rapide des chantiers en cours. L’objectif immédiat est de porter l’effectif thiessois de 50 à 300 étudiants, afin de répondre aux besoins de l’Agenda Sénégal 2050 et de ses huit pôles régionaux de développement.

​Une formation complémentaire pour l’industrie sénégalaise

Loin de se substituer aux écoles d’ingénieurs existantes, les CPGE proposent un profil généraliste complémentaire. Cette diversité de profils constitue un levier stratégique pour l’industrie nationale, permettant aux futurs diplômés d’intervenir dans des secteurs d’activité variés.

Le Directeur général de l’Enseignement supérieur, le Professeur Mamadou Sidibé, a réaffirmé l’engagement indéfectible du ministère à accompagner cette dynamique. Face aux défis démographiques et industriels mondiaux — où de grandes puissances forment des centaines de milliers d’ingénieurs chaque année —, le Sénégal se doit d’accélérer la cadence.

​Vers une duplication nationale à l’horizon 2030

Cette assise institutionnelle à Thiès servira de rampe de lancement pour la quatrième phase du projet : la duplication du modèle à l’échelle nationale.

Sous l’impulsion de la vision ministérielle, l’ambition est d’implémenter progressivement des structures préparatoires adossées à des lycées d’excellence régionaux (tels que Mbacké, Ziguinchor ou Mariama Ba). Chaque pôle territorial pourra ainsi bénéficier d’une formation d’ingénieurs épousant ses spécificités économiques et géographiques.

Au terme de ces travaux, les CPGE de Thiès s’apprêtent à franchir un nouveau palier, confirmant leur rôle de locomotive pour l’émergence scientifique et technologique du Sénégal.

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