Depuis des années, de nombreux enseignants attendent désespérément l’aboutissement de leurs demandes de prêts DMC, notamment destinés à l’acquisition ou à la construction de logements. Après un long processus, leurs dossiers ont enfin été validés par la Direction de la Monnaie et du Crédit (DMC) et transmis aux banques partenaires pour traitement et décaissement. Cependant, un véritable calvaire commence pour ceux dont les dossiers ont été confiés à la *CBAO* et à la *BHS* .
Ces deux établissements bancaires traînent aujourd’hui les pieds, bloquant indûment les fonds pourtant destinés aux enseignants.
Alors que toutes les pièces exigées ont été fournies par les intéressés, les virements tardent à venir, certains enseignants attendant depuis 3 à 6 mois, voire plus, sans recevoir le moindre centime.
Le plus révoltant, c’est que des prélèvements mensuels de 59.524 F CFA sont déjà effectués sur leurs salaires, alors qu’ils n’ont encore rien perçu. Une situation incompréhensible et injuste.
Le flou est total : aucun interlocuteur clair, aucune information transparente, et un mépris manifeste de la part de certains gestionnaires.
Cette situation est d’autant plus inacceptable que ces prêts ont été attendus pendant 8, 9 voire 10 ans par des enseignants qui espéraient améliorer leurs conditions de vie.
Nous appelons l’État du Sénégal à réagir avec fermeté.
Si la CBAO et la BHS ne sont pas en mesure de respecter leurs engagements, il est urgent que les dossiers soient redirigés vers d’autres établissements plus compétents et respectueux des bénéficiaires.
Des enseignants sont épuisés.
Trop, c’est trop.
Nous disons non à ces pratiques bancaires qui appauvrissent davantage ceux qui forment les générations futures.
Cheikhouna GUEYE

