Le Premier ministre Ousmane Sonko fustigé par Rappel à l’ordre pour son discours « indigne »

Chers compatriotes.

Après nous avoir annoncé en grande pompe une déclaration importante que tout le monde pensait être des propositions de sortie de crise, dans ce contexte où le peuple sénégalais ploie sous le fardeau d’une vie devenue insoutenable, accablé par la cherté de la vie, les coupures d’électricité à répétition, l’alourdissement continu de la fiscalité et les inondations qui dévastent des villes entières,

le Premier ministre Ousmane Sonko sort d’une hibernation de cinq jours sous prétexte qu’il était fatigué, pour nous servir un programme de réorganisation de son parti et un appel à la mobilisation en perspective des joutes électorales malgré son inéligibilité jusqu’en 2030. Quel manque de respect et de considération pour les Sénégalaises et les Sénégalais qui les ont porté au pouvoir. Aujourd’hui, nombreux sont ceux-là qui, pour la première fois, se sont intéressés à son annonce, espérant qu’il saurait enfin se surpasser, et ne s’épancher que sur les vraies préoccupations de l’heure. Mais helas, l’homme s’adonne encore à la poursuite de calculs personnels qui relèvent plus d’une stratégie politique qu’autre chose.

Le RAPPEL A L’ORDRE, fidèle à sa ligne directrice de n’user que sur des armes conventionnelles, s’est convaincu d’avoir devant lui, des dirigeants que seuls les rapports force peuvent amener à comprendre la détresse du peuple. Pour preuve, des marches pacifiques ont été organisées, sur la cherté de la vie, sur les longues détentions arbitraires, sur les violations flagrantes des libertés, sur le non respect des engagements électoraux. Mais tous ceux-ci semblent tomber dans l’oreille d’un sourd.

Le collectif RAPPEL À L’ORDRE se réserve dès lors le droit d’explorer tous les voies et moyens légaux que lui confère la constitution, et les plus appropriés seront dans les prochaines heures, présentés aux concitoyens pour faire face à Ousmane Sonko.

Il faut qu’il se le tienne pour dit, rien ne sera de trop politiquement pour l’arrêter, s’il persiste dans ses dérives autoritaires.

A bon entendeur…

 

Antigone Diop  La Coordonnatrice 

 

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