Thiès : Crise sanitaire dans la Mairie de Babacar Diop, Des toilettes hors d’usage les travailleurs dans le désarroi

Hôtel de Ville de Thiès : Derrière le faste des chantiers, le calvaire des agents et l’ombre de l’insécurité

Alors que l’édilité multiplie les annonces de grands chantiers urbains aux allures de « tape-à-l’œil », l’envers du décor est sombre à la mairie de Thiès. Entre des conditions d’hygiène révoltantes pour les travailleurs et une insécurité grandissante dans les quartiers plongés dans le noir, le malaise est profond.

Le désarroi des travailleurs : des toilettes en ruine

C’est le paradoxe thiessois. Tandis que les engins de chantier s’activent pour polir l’image de la ville en cette période de fin d’année, les employés municipaux, eux, vivent un véritable chemin de croix. Selon plusieurs sources internes, les commodités de base, notamment les toilettes de l’hôtel de ville, sont dans un état de délabrement avancé, voire inutilisables.

« C’est une humiliation quotidienne. On nous parle de modernisation de la ville, mais nous n’avons même pas de sanitaires décents pour nos besoins les plus élémentaires », confie un agent municipal sous le couvert de l’anonymat.

Chantiers « tape-à-l’œil » vs Urgences sociales

Pour beaucoup d’observateurs, le timing des travaux entamés par le Maire interroge. Pourquoi privilégier des rénovations de façade au moment où les services essentiels de la mairie crient famine ? Ce contraste entre le « luxe » extérieur et la déchéance interne alimente la colère des syndicats et du personnel de la ville, qui voient dans ces chantiers une opération de communication politique plutôt qu’une réelle volonté de développement.

Thiès dans le noir : l’insécurité au quotidien

Au-delà de l’enceinte de la mairie, le mécontentement gagne les quartiers. Les Thiessois dénoncent un abandon chronique de l’éclairage public. À l’exception de quelques axes principaux décorés pour les fêtes de décembre, la majeure partie de la cité sombre dans l’obscurité dès la nuit tombée.

Cette situation a des conséquences directes sur la sécurité des biens et des personnes. Les agressions se multiplient dans les zones d’ombre, créant un sentiment de vulnérabilité chez les populations qui ne voient « la lumière » qu’une fois par an.

Une gestion des priorités pointée du doigt

Le constat est amer : la ville semble s’offrir un maquillage de fête alors que ses structures internes s’effondrent et que ses rues deviennent des coupe-gorge. La question reste entière : à quoi servent les grands chantiers si le travailleur est méprisé et le citoyen vit dans l’angoisse ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *