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Audit Des 45 Milliards D’armement : L’Etat À L’assaut Des Faussaires

Audit Des 45 Milliards D’armement : L’Etat À L’assaut Des Faussaires

Après l’annonce faite au dernier conseil des ministres sur la traçabilité des milliards d’armement destinés aux agents des Eaux et Forêts, le ministre de l’Environnement, Daouda Ngom, revient à la charge. Selon
le ministre de l’Environnement, il n’y a aucun doute que l’enquête sera menée jusqu’au bout. Il a fait la déclaration en marge d’une visite de la lagune de Somone qui couvre 9 communes et deux départements, soit 2 400 m². Daouda Ngom a rassuré que des audits seront réalisés et que les citoyens seront tenus informés des détails concernant ce projet d’équipement. «Nous avons hérité du dossier des 45 milliards et il y avait beaucoup de bruit d’arrière mais nous venons d’arriver et des audits seront effectués et les sénégalais seront informés des tenants et des aboutissants de ce projet d’équipement de la direction Eaux et Forêts, de la direction des Aires Marines Protégées et des Parcs nationaux», a-t-il soutenu. Pour rappel, en 2023, l’affaire du contrat d’armement de 45 milliards FCFA accordé au marchand d’armes nigérien
Aboubacar Hima connu sous le sobriquet «Petit Boubé» avait fait couler beaucoup de salive.

Plusieurs autorités sénégalaises dont le ministre de l’Environnement d’alors Abdou Karim Sall et Abdoulaye Diallo avaient été citées dans ce contrat. Outre ce dossier, les nouvelles autorités ont hérité du problème de la déforestation causée par la coupe abusive des arbres. Désormais, face à ce fléau dont l’homme est l’acteur, le ministre Daouda Ngom promet de sévir sans état d’âme. Le Sénégal est confronté à une déforestation sans précédent surtout au niveau des zones transfrontalières dans la partie méridionale, dans le département de Bignona, mais également dans la région de Kolda et de Sédhiou, a amèrement constaté le ministre.

Poursuivant son explication, Daouda Ngom soutient : «Nous assistons à une déforestation, à un trafic de bois qui est une problématique majeure. Ce trafic de bois se fait avec la complicité des populations locales, il faut oser le dire, mais nous sommes en train de prendre des mesures pour arrêter ce phénomène qui, il faut le dire, si rien n’est fait, va accentuer les difficultés liés à l’environnement. Le Sénégal n’est pas un pays forestier. Les seuls forêts que nous avons sont en Casamance et un peu au niveau de l’Est, c’est-à-dire dans le parc de Niokoloba. Si nous perdons ces forêts, cela va entraîner des conséquences dramatiques sur les sols, l’agriculture, le climat et les communautés locales», prévient le professeur Daouda Ngom.

Concernant les mesures prises contre ce fléau, le ministre affirme qu’actuellement, il ne peut pas avancer mais les prochains jours, les populations constateront ce qui sera fait. « Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas en train d’appliquer les mesures car l’Etat est une continuité. Il y avait déjà des brigades mixtes au niveau des frontières, il y avait des patrouilles mixtes entre les FDS et les services des Eaux et Forêts mais également, on était en train de discuter avec la partie gambienne parce qu’il faut qu’il
y ait une collaboration entre les deux Etats», a-t-il énuméré.

Toutefois, il faut une collaboration sincère avec la partie gambienne pour lutter efficacement contre la coupe abusive d’arbres. Au Sud du pays, un réseau huilé et solide formé par des populations et des brigands a pu développer une entreprise qui sème la désolation pour aller revendre le bois en Gambie et dans les autres parties du Sénégal, constate le ministre.

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